Léon

Partagez
avatar
Ana
Modo

Féminin
Age : 40
Nombre de messages : 5744
Humeur du moment :

Léon

Message par Ana le Mar 9 Nov 2010 - 14:42




Titre : Léon
Titre anglo-saxon : The Professional
Réalisateur : Luc Besson
Genre : policier, suspense, action, drame
Acteurs/Actrice : Jean Reno, Gary Oldman, Nathalie Portman, Danny Aiello
Scénario : Luc Besson
Musique : Eric Serra
Production : Gaumont, les films du Dauphin
Distribution : Columbia pictures, Gaumont
Durée : 110 min
Année sortie : 1994



Résumé.





New York.

Léon vit seul dans cette vaste cité qui l’a accueilli lorsqu’il était un adolescent émigré d’Italie. Sans rien dans les mains, il fut formé par un ami de la famille, Tony, un mafieux qui a pour couverture un restaurant dans Little Italy. Léon est donc un tueur à gages et œuvre pour les contrats que lui confie Tony. Le détachement émotionnel de Léon en fait un assassin sans faille, efficace et sans visage. Chaque heure de ses journées est organisée autour de son « métier », même ses nuits puisqu'il dort assis, une arme à portée de main. Son seul plaisir est le cinéma et les vieux films américains.





Pourtant, il lui arrive de croiser sa petite voisine Mathilda, gamine insolente qui prend souvent les coups de son père et erre seule dans la cage d’escalier de l’immeuble le temps que l’orage passe chez elle. La vie bien tranquille de Léon va basculer le jour où le père de Mathilda, revendeur de drogue faisant affaire avec des flics corrompus, reçoit la visite de ces mêmes complices venus lui demander des comptes.




De la drogue manque, de l’argent manque. Ni une ni deux, les représailles pleuvent sous la forme de balles, tuant toute la famille de Mathilda qui rentre des courses pour découvrir le carnage. Avec un sang froid surprenant, elle ignore les flics mimant une opération légale et sonne à la porte de Léon, espérant qu’il lui ouvre et se faire ainsi passer pour une étrangère vivant dans l’appartement voisin. Léon hésite. Il a entendu le chant des armes et suit sa première leçon : ne pas interférer pour garder son anonymat. Mais quelque chose le pousse à ouvrir sa porte et à sauver Mathilda in extremis. La fausse opération de police se teinte de légitimité et le calme revient. Léon surprend la gamine en lui ordonnant de partir dès le lendemain, n’importe où mais loin de lui. Mais Mathilda n’est pas naïve et découvre son identité. Elle lui propose un marché : elle fera toutes les corvées possibles, en échange, Léon lui enseignera comment venger sa famille…





Avis.





Luc Besson maîtrise l’art délicat de changer de registre pourtant trois de ses films qui sont liés. « Le Dernier Combat » – « Nikita » – « Léon » gardent un personnage commun, celui du nettoyeur.
Mais ce n’est qu’à travers « Léon » que l’on explore pleinement ce protagoniste qui décidément est une figure qui tient cœur du réalisateur français. Jean Reno est parfait dans ce rôle de grand dégingandé qui semble perdu dans la vaste grande pomme et ne trouver ses repères et une raison d’être qu’au travers d’une tâche ingrate et risquée qu’il accomplit avec une virtuosité effrayante. Du moins jusqu’à ce qu’il rencontre Mathilda. Gamine qui joue les grandes sans peur mais cache un trou noir dans son cœur d’enfant, elle va s’accrocher à cet homme parfois plus enfant qu’elle dans certaines attitudes ou réflexions. Etrangement, une alchimie, une complicité s’installent, presque une histoire d’amour platonique entre ces deux égarés de la vie rattrapés par la réalité et la cruauté humaines.

Le changement émotionnel qui s’opère chez Léon est traité et joué tout en finesse. Il apprend que la vie n’est pas faite que du contexte étriqué qu’il a accepté pour survivre. Son amour pour Mathilda est proche de celui d’un enfant pour un autre enfant, d’une candeur touchante et crédible au vu des bases distillées dans les premières minutes du film, ce contraste fantasque entre la facilité avec laquelle il tue et l’insouciance du regard qu’il pose sur le monde.

Pour finir, la prestance de Gary Oldman en flic corrompu jusqu’à la moelle et accro à la drogue est grandiose. Il est le pendant absolu du jeu de Jean Reno, comme le noir et le blanc, le yang et le yin qui se croisent, s’observent jusqu’à ce qu’ils ne puissent que se faire face. Les crises d’autorité paranoïaque de son personnage, accentuées par la drogue, sont un régal.


Partenaires particuliers


description description description description
Pour nous lier :
description



La Vallée du Blabla ...

La date/heure actuelle est Lun 19 Nov 2018 - 8:37