[Test] Killer is Dead

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Keniori Mortback
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Message par Keniori Mortback le Mar 12 Juil 2016 - 21:26


Killer is dead




Editeur(s) / Développeur(s)
: Grasshopper Manufacture Inc  | Deep Silver
Sortie France : 09 Mai 2014
Genre(s) : Action débridée avec un mélange d’érotisme
Format : PC (testé), PS3, Xbox 360




Avant-propos


Profitant d’une promotion lors des soldes steam, nous avons trouvé un titre qui est difficile à cataloguer,
alliant un style à la Devil May cry pour sa partie action et doté d’une aventure hors du commun, Killer is Dead ne peut pas se définir comme un simple jeu. Il s’oriente clairement vers un public averti, eh oui le jeu vidéo n’est pas seulement réservé à une jeune population.
Ici, le studio Suda 51 nous propose un soft qui dérange l’âme humaine puisque ce dernier bénéficie d’une excellente mise en scène avec son lot d’émotion.
Toutefois, Killer is Dead nécessitera une parfaite immersion et en aucun cas, vous devrez être dérangé ; allons dans l’univers fou de cette firme japonaise et marchons sur la Lune.

Un an après la sortie de Lollipop Chainsaw, Grasshopper Manufacture récidive avec un autre Beat Them All. Cette fois-ci l’équipe du majestueux Suda51 s’est attaquée à un univers plus sombre, celui des « Executioners ».
C’est dans une ambiance musicale complètement barrée que Grasshopper nous invite à vivre une aventure dans la peau de Mondo, un chasseur de prime aux katanas bien aiguisés. Vous dirigez un de ces « Executioners ». C’est une sorte d’entreprise qui tue des gens, si vous les payez grassement. Enfin lorsque je dis grassement, il se peut qu’à l’instar de ses collègues et patrons (Vivienne et Bryan), Mondo décide de n’avoir en récompense qu’un baiser de la cliente… Et bien oui, aussi torturé qu’un Nicky Larson, Mondo est une personne étrange. Il dispose d’un bras bionique dont l’origine est mystérieuse, d’un sens du combat très élevée et d’une grande écoute de ses hormones. Alors avant de parler de ce Beat Them All, faisons un tour sur ça : les mini-Game.



Drague et Erotisme

C’est une habitude chez Grasshopper d’inclure des mini-game lorsque l’on s’y attend le moins. Après avoir écumé les trois premiers stages qui, disons le, sont peut-être les plus ennuyants de l’histoire du jeu vidéo en 2013. Vous allez pouvoir croiser une espèce de beauté plastique qui peut voler sur une grosse seringue. Elle n’est pas sans rappeler les émotions ressenties dans Lollipop Chainsaw et avec son décolleté plus que plongeant, cette prénommée « Scarlett » vous offrira des défis supplémentaires dans votre jeu.
Cette fois-ci, ces Bonus stages sont extrêmement importants ! Mise en situation : vous trouvez Scarlett en dégommant un « œil volant » qui dans sa chute, fait tomber un arbre, qui bloque le courant d’une cascade et fait tout péter, libérant un passage secret sous cette cascade. Dedans, la belle Scarlett ! Après un trop court blabla charmant, vous finissez votre stage comme un bon joueur de beat them all. Désormais sur la carte des missions, vous y trouverez un nouveau Bonus Stage. Il y en a des différents mais voici le type qui m’a le plus chamboulé : La séquence drague.

Ce mini-game est très étrange. On se retrouve avec une dulcinée au bar ou sur un banc « Shenmuesque » et on taille la bavette avec une demoiselle souvent très jolie. Le jeu passe alors en vue FPS. Mondo reste silencieux et le petit bout de femme soupire et parle toute seule. Elle essaie de combler la discussion car vous, oui vous, ne faites qu’une chose : regarder ! Le but est de plonger dans les yeux de la belle lorsqu’elle vous regarde mais dès qu’elle regarde ailleurs, c’est la fête au matage pervers ! On y va pour mater sa poitrine, ses jambes, son cou, ses mains et même son entre-cuisse ! Si vous ne vous faites pas trop toper (une jauge d’amour vous fera remarquer vos abus) vous allez faire monter la pression dans le cerveau de Mondo. Une fois cette pression pleine, il sera temps pour vous de lui offrir un cadeau.
Les cadeaux sont à acheter préalablement dans un store dans le menu du jeu. Avec l’argent gagné dans votre parcours de « Chasseur de prime », vous pourrez acheter des roses, des chewing gum ou même des CDs. Qu’on se le dise, une romantique préférera des roses et la nana au bar, un joli CD. Cet acte remplira les cœurs qui se trouvent en bas de votre écran. Tant que tous les cœurs ne sont pas remplis, inutile de sortir votre Durex. Il vous faudra alors recommencer une ultime séance de charme visuel pour ré-offrir un second cadeau (une limite de temps apparaît au second essai alors… Soyez efficace !).
Une fois ferrée, le dialogue sera clair : ce sera censurer dans le clip d’une certaine manière, disons, vous verrez des poses subjectives. Lorsque je disais que ces missions « annexes » étaient importantes, c’est parce que lorsque vous avez fait tout cela, votre nouvelle petite chérie vous offrira une arme secondaire ! C’est l’unique manière d’étendre votre arsenal dans ce jeu. D’autres mini-game sont présents via des stages bonus mais aussi dans les stages normaux. C’est un jeu de Suda51 quoi !



Aiguisé comme une lame

Revenons sur le jeu en lui même, Beat Them All Powa ! Mondo dispose d’un katana et d’un bras « bionic ». Si l’utilisation du bras rappelle exactement le fusil de Lollipop Chainsaw, le katana lui, est bien différent des pompoms/tronçonneuse de Juliette. Sa première approche est classique. On matraque les boutons pour frapper et Mondo enchaîne les combos assez facilement avec son Katana. Une fois passé un combo x 20, la vitesse d’exécution accélérera pour notre plus grand plaisir. Plus on augmentera ces combos, plus l’action sera jouissive et des effets visuels viendront nous en mettre plein les mirettes. Là dessus, croyez moi, c’est magnifique !
Le compteur de Combo est à 3 chiffres alors imaginez le carnage une fois arrivé à un combo x 101… Je n’ai réussi qu’un combo x 58 est c’était déjà le carnage interplanétaire. Je découpais à volonté tout ce qui se présentait, du bonheur. Les phases de combats ne s’arrêtent pas là. Avec triangle ou Y vous pouvez envoyer des droites bien puissantes pour exploser les « gardes » ennemies et le dernier bouton vous servira pour Contrer/Esquiver les attaques. C’est un procédé très répandu de nos jours, les méchants-vilains clignoterons en rouge un dixième de seconde, ce qui constitue votre fenêtre d’exécution pour contrer. Le contre repoussera simplement votre ennemi avec deux trois patates en prime mais lorsque vous esquivez…
L’équipe de Suda 51 s’est concentrée sur cette phase d’esquive pendant le combat et vous offre des « séquences breaking » hors normes. L’esquive se fait avec le bouton de contre incrémenté d’une flèche gauche ou droite. Exécutée au bon moment, Mondo glissera rapidement sur le flanc de l’ennemi et vous pourrez bouriner avec votre katana dans une esthétique complètement surréaliste. Les graphismes basculeront donc dans un univers rouge sang ou les contours noirs sont crayonnés dans un style très particulier. Mondo attaquera comme un Super Sayian et cela vous remplira de joie car la barre de vie rivale en prendra un sacré coup dans la tronche ! Inutile de vous dire que c’est une pièce maîtresse de votre gameplay. C’est beau, c’est Nippons à souhait et ça rappelle un peu Madworld. L’esprit manga explose devant nos yeux qui en redemandent encore et encore…



Vos compétences pourront être améliorées grâce à l’argent gagné à la fin de chaque missions. Aussi vous allez « looter » quelques Cristaux qui boosteront votre barre de vie et votre barre de sang. C’est quoi cette barre de sang ? Ça, je vous le laisse mais sachez qu’elle pourra servir à vous redonner de la vie… Les combats sont rudement efficaces et ne m’ont jamais donné une sensation de lassitude. T’entends ? JAMAIS ! C’est assez rare que je vive cela dans un Beat Them All. Cependant, faites attention au syndrome « Track’n’Field ». J’ai du faire des pauses car mon pouce était épuisé. Ces artifices bien tranchés de Grasshopper Manufactures sont bien entendu soutenus par l’esthétique du jeu. Vous l’avez tout de suite vu, c’est un Cell-Shading puissant et très maîtrisé.



Il est libre, Mondo

Si vous avez fait Lollipop, vous ne serez pas trop surpris des choix musicaux de Grasshopper. C’est décalé, osé et cela colle parfaitement avec les situations. Par moment, cela prend totalement le contre-pied pour accentuer l’importance de la situation. On y trouve de tout mais habilement proposé par Grasshopper. On passe de l’électro à du Jazzy Style qui finit par du Hard Rock. Par moment on écoute des oeuvres à retenir dans sa carrière de Gamer, surtout l’OST du Boss du stage 3 !
KID commence mal son entrée en matière mais il se rattrape habilement par la suite. L’univers concocté par le studio Grasshopper Manufacture explose que vers la moitié du jeu et laisse un souvenir assez impérissable. Sa durée de vie avoisine les huit heures de jeu si on rushe sans trop se soucier des nombreux stages bonus. La relation entre les personnages est tout juste bien exploitée et chaque personnage aura son petit focus dans cette aventure. Comme Lollipop Chainsaw, le jeu n’a guère besoin de fonctions en ligne excepté un classement des scores. La possibilité de basculer les voix en Japonais ou Anglais est un très fort atout...



Même malgré des défauts techniques et une indéniable comparaison face à la série des Devil May Cry, Killer is Dead est une véritable expérience de par son scénario, mais aussi dans le sens profond des messages qui véhicule comme « qui sommes-nous ? La folie de nos actes, notre ambition,… » ; certes ce titre s’adresse à un public adulte et pour cause ; vous ne devez pas simplement le cataloguer comme un petit jeu, il a la même puissance qu’un MGS.

Il manque à Suda 51, quelques moyens financiers colossaux afin que ce titre soit une belle redécouverte pour les joueurs et même si ce dernier est encore vendu à plus d’une vingtaine d’euros, il vaut largement le détour.



Sources : Amazon, clichés persos, et sites Pinterest & Gamerside

- Mondo, héros torturé
- Un jeu gore, mais sans se rendre dans les excés qui conduisent souvent dans le ridicule
- Système de combos bien pensé, avec un arsenal facile à augmenter
- Mal à l’aise pour le joueur (Drague, histoire prenante qui nous interpelle)
- Prise en main évolutive (simple pour le novice, cependant si le puriste pourra corser la difficulté et améliorer les combos)


- Moteur graphique à la peine (décors vides à certains endroits)
- Ambiance barrée…
- Trop court



Verdict : Très bon jeu (pour les fans du studio 51)
Jeu moyen (pour les autres joueurs, car ils seront rebutés par cette atmosphère et la lenteur au départ du scénario)






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Dawson
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Message par Dawson le Mar 12 Juil 2016 - 22:57

Merci pour le test.

Je le garde en tête pour peut-être d'autres soldes mais pas trop mon délire je pense.


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